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L’aphasie logopénique est un type de trouble du langage, qui évolue lentement et progressivement. De quoi s’agit-il exactement, quelles sont ses caractéristiques et quelles sont les solutions existantes pour freiner sa progression ? Réponses maintenant !

 

 

Qu’est-ce que l'aphasie logopénique ?

Les premières descriptions d’aphasie primaire progressive datent de la fin du XIXe siècle. Mais c’est en 2004 que les signes cliniques précis de l’aphasie logopénique sont mis en avant, par Gorno-Tempini.

L’aphasie logopénique, que l’on appelle plus précisément l’aphasie primaire progressive logopénique, désigne une forme d’aphasie primaire progressive : elle est un trouble langagier associé à une atteinte des régions frontale et temporale de l’hémisphère gauche, les zones qui prennent en charge le langage.

Plus précisément, l’aphasie logopénique est due à une atrophie pariéto-temporale gauche.

Ce trouble fait partie d'un des trois sous-types d’aphasie primaire progressive avec :

  • L’aphasie primaire progressive sémantique, appelée aussi démence sémantique, qui se caractérise par une difficulté à nommer les mots ou encore à une perte du sens des mots.
  • L’aphasie primaire progressive non fluente, qui se définit par une baisse de la fluence du discours, un défaut de prononciation ou encore une articulation laborieuse.

Caractéristiques d'une aphasie logopénique

Ce type d’aphasie primaire progressive se caractérise par un discours peu fluent et hésitant. On note aussi une difficulté à trouver certains mots et à les nommer (anomie) ; des difficultés de répétition ; un débit ralenti, avec des pauses ; l’utilisation de phrases simples et courtes (4 à 5 mots), mais grammaticalement tout à fait correctes ; la perte du fil conducteur lors de l’énonciation d’un discours.

Aphasie logopénique : que faire ?

On estime que la durée moyenne de la maladie est d’environ 8 à 10 ans.

Il est important de noter qu’il n’existe pas de traitement pharmacologique pour venir à bout de l’aphasie logopénique : le patient doit être suivi par une équipe neurologique spécialisée.

Une rééducation orthophonique peut s’avérer très utile pour freiner l’évolution de la maladie :

  • il s’agit de tenter de restaurer les fonctions langagières en déclin, et notamment l’anomie (difficulté à nommer les mots) ;
  • le patient doit être motivé pour mettre toutes les chances de son côté afin de ralentir l’évolution de la maladie et parvenir à une amélioration.